Conférence de presse avec Esy Kennenga

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Un rêve, c’est ce que vit ce jeune artiste martiniquais de 30 ans à la veille de son concert dans la salle mythique de l’Olympia. L’occasion serait donnée à Esy kennenga de nous présenter son second album solo, intitulé EK TRIP 2, ainsi que les succès qui l’ont fait connaître.

Issu d’une famille de musiciens, il débute professionnellement dans la musique à l’Age de 14 ans au sein du groupe One Day. Mais sa rencontre avec Joël Jacoulet marque un tournant dans sa carrière. Il intègre alors le B Caribean Crew et participe à de nombreux projets musicaux avec des artistes tels que Papa tank, Goldee, Admiral T et tant d’autres.

En 2010, sort son premier album solo EK Trip qui remporte un franc succès auprès du public et à partir de là, tout s’enchaine : un concert au New Morning qui se joue à guichet fermé la même année, un prix SACEM de la révélation de l’année en 2011, un album live en 2012, le nouvel opusEK TRIP 2 en 2013, et un Olympia le 7 mai 2014.
Pour tout artiste, passer à l’Olympia est une consécration. Pour lui, c’est aussi un point de départ, nous dit-il humblement. Un point de départ vers où ? Vers quoi ? Peut-être vers une carrière internationale dont il a déjà commencé à semer les graines en participant à plusieurs festivals de musique à Miami, New-York, au Venezuela et au Brésil.Brésil, dont l’inspiration est présente sur le titre  » Tourner la page  » figurant dans son nouvel album. Pour définir la couleur musicale d’EK TRIP 2, Esy utilise le terme New Soul Créole. Mais étant la résultante d’inspirations diverses des musiques que lui et son entourage affectionnent (reggae, dance hall, zouk, rap français, soul américaine, rythmes brésiliens..) il se plait à la qualifier plus simplement de musique caribéenne. En fait Esy Kennenga n’a pas vraiment conscience d’être à l’origine d’un style musical naissant.
Et il refuse d’être considéré comme l’idole d’une génération, mais plutôt comme un grand frère, puisque son publique regroupe aussi bien les jeunes que les 30/40 ans. Des générations qu’il rassemble autour du titre  » We Are « . Les valeurs d’unité et de combativité que défend cette chanson lui ont permis d’être choisie comme hymne des Carifta Games 2014. Cette compétition réunit depuis 1972 la jeunesse des îles des Caraïbes autour d’un championnat d’athlétisme junior et a vu grandir de grands athlètes, tel Ussen Bolt.
Dans ses chansons, Esy préfère aux messages alarmistes, les messages positifs d’amour, d’espoir et de respect ; thèmes qu’il aborde dans tout l’album et en particulier dans la  » chanson utopiste « . Demandez-lui d’ailleurs s’il se considère comme un chanteur utopiste, et il acquiescera, presque en s’excusant, car il a l’envie de positiver les pensées de son auditoire et aimerait voir bouger les choses, mais il a conscience de n’être qu’un homme.Pour délivrer ses messages, il a autour de lui une équipe fidèle, investie et fan de son travail. Des amis avec qui il collabore depuis son premier album. Cette équipe, réunissant entre autres Joël Jacoulet, Goldee ainsi que son frère (choriste et manager), est la même qui l’accompagnera à l’Olympia le 7 mai 2014. Avec ce passage dans la salle mythique, l’artiste qui était  » décidé à vivre ses rêves  » est en plein dedans, lui qui en rêvait avant même de faire de la musique professionnellement.
Et pour ne décevoir personne, ce concert sera retransmis en multiplex. En effet, pendant qu’Esy enflammera la scène parisienne, son publique ultramarin pourra assister au même concert, qui sera retransmis en direct dans des salles de cinéma de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane, en partenariat avec Trace.
L’Olympia est le début d’une tournée qui le mènera dès le 8 mai à Bordeaux, le 9 mai à Montpellier, le 17 mai à Lyon, le 28 mai à Toulouse, le 31 mai à Cayenne et les 4 et 5 juin à Fort-de-France.Peu de répit, donc, en perspective pour un artiste qui ne se laisse pas envahir par la pression, bien qu’il soit totalement investi dans tous ses projets musicaux (albums, concerts, clips) ainsi que dans les produits dérivés de la marque EK dont il a créé le logo, mais aussi dans des associations qui défendent de grandes causes telles que la lutte contre la drépanosythose. Nous souhaitons à son concert à l’Olympia et sa tournée, tout le succès qu’il mérite.

Georges Sangrado  (WEB TROPICAL)

 

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